Fort d’un excellent succès sur PC il y a quelques mois, Two Point Hospital est tout récemment arrivé sur console. Cette simulation dans laquelle on nous met responsable de notre propre hôpital reprend plusieurs éléments d’autres jeux du genre tout en demeurant originale. Alors, après avoir joué le dictateur d’une île tropicale ou le gestionnaire d’un parc d’attractions et d’un zoo, êtes-vous prêt à repenser le système de santé ?

Fiche Technique de Two Point Hospital

  • Date de sortie : 25 février 2020
  • Style : Jeu de Simulation
  • Classement ESRB/PEGI : E10+ / PEGI 3
  • Développeur : Two Point Studios et Red Kite Games
  • Éditeur : SEGA
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Disponible sur PC, Xbox One, PS4 et Switch
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 54,95 $ / 39,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Une simulation et ses symptômes

Two Point Hospital nous entraîne dans son scénario rempli de missions où l’objectif ultime est toujours de soigner des patients. Or, plusieurs défis s’y trouvent et de les compléter nous permet de terminer les tableaux avec une, deux ou trois étoiles.

Bien sûr, tout ça devra se faire en respectant plusieurs paramètres. Tout commence par la création de salles adaptées aux besoins des patients. Comme à l’hôpital, ça prend d’abord un bel accueil avec un assistant qui pourra diriger les gens dans la bonne direction. Puis, après avoir reçu un premier diagnostic dans une salle de consultation, il va se diriger vers la salle appropriée. Il faut donc d’abord gérer en fonction des diagnostiques et des maladies les plus communes chez nous patient.

Two Point Hospital

C’est là qu’on décide si on est mieux d’avoir, par exemple, une salle de psychiatrie plutôt qu’une de cardiologie. Évidemment, plus on soigne de patients, plus ils seront nombreux à choisir notre hôpital et sa gestion va devenir de plus en plus complexe. Et, en plus des salles, il faut maintenir une saine gestion du budget qui passe surtout par le personnel. Bref, le concept est peut-être simple, mais l’exécution l’est beaucoup moins. Comme tout bon jeu de simulation, trouver l’équilibre n’est pas si facile et il n’y a pas de recette universelle.

À Two Point Hospital, on est malade, mais on rigole bien

Ensuite, j’ai toujours aimé Roller Coaster Tycoon et d’autres jeux du genre puisque, malgré l’aspect simulation, le jeu ne se prenait pas trop au sérieux. Donc, le fait que le titre utilise une stratégie similaire et l’apporte même à un autre niveau m’a beaucoup plu.

Two Point Hospital Freddie Mercury

En fait, on comprend rapidement cet aspect lorsque la première vague de patients s’approche de notre édifice de Two Point Hospital. En effet, lors d’un des premiers niveaux ce sont de curieux personnages qui prennent la démarche et le look Freddie Mercury qui envahissent l’édifice. Le trouble de personnalité est assez évident et la création d’une psychiatrie est le seul chemin à prendre. Le fait de les voir tous arrivé habillé pareil et avec les mêmes manières est particulièrement drôle. S’en suivent aussi des personnages qui ont une ampoule à la place de la tête et d’autres qui se sont coincé dans une casserole.

J’avais un grand sourire chaque fois que je voyais des patients avec un nouveau problème et je n’ai jamais été déçu. Ultimement, c’était amusant de pouvoir jeter un coup d’œil rapide sur tous les patients dans l’hôpital et vite comprendre le besoin immédiat. Le visuel est très réussi et c’est important pour la gestion globale. Ajoutez à cela les quelques jeux de mots qu’on mit en place les développeurs et on obtient une autre expérience originale dont on ne se tanne pas.

C’est difficile de gérer

Par la suite, je préciserais que ce n’est pas facile de gérer dans Two Point Hospital. Au-delà des salles à créer, il faut surtout s’occuper du personnel. Pour se faire, les développeurs ont ajouté des éléments de complexité à ceux-ci comme leur personnalité et surtout leurs attributs. C’est donc dire que, même si on engage un docteur, ça ne veut pas dire qu’il sera qualifié pour guérir les patients sur place.

C’est là que les salles d’éducations où on peut engager des professeurs deviennent utiles. Par exemple, il y a une des missions où aucun médecin n’a de compétences de bases et il faut donc vite s’ajuster pour les préparer aux patients. Bien sûr, plus des patients avec des symptômes différents débarquent plus il devient difficile de bien garder tout en ordre.

Mais, en plus, il faut aussi gérer leurs émotions, s’assurer qu’ils ont une salle de repos et qu’on les développe régulièrement. On doit garder l’hôpital propre en mettant assez d’employés d’entretien et suffisamment de poubelles. Et, bien sûr, les toilettes doivent aussi pouvoir supporter la quantité de personnes qui fréquentent l’hôpital et ça prend assez de machines distributrices pour nourrir tout le monde. Enfin, il faut faire tout ça en respectant un budget serré qui calcule nos dépenses et nos revenus mensuels. Bref, c’est loin d’être facile et j’ai bien apprécié le niveau de difficulté qu’il entraîne.

Bien exécuté même sur console

Pour conclure, on a toujours des doutes lorsqu’un jeu de ce genre débarque sur console. Pourtant, les développeurs continuent de nous prouver le contraire et c’est encore bien réussi ici. Chaque bouton est utile et nous aide à nous déplacer de la bonne manière pour garder un excellent contrôle, même lorsque notre hôpital s’agrandit beaucoup. Two Point Hospital profite aussi d’un visuel qui va bien avec son humour assumé et sa musique nous immerge tout autant. Bref, selon moi, il s’agit d’un autre jeu indie très original qui nous rend vite accroc. Alors, si vous êtes fan de jeux de simulation, celui-ci est particulièrement bon et vous comblera pendant plusieurs dizaines d’heures.

NOTES
Note d'enthousiasme
8.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.